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    La quête d'une vision est une tradition des indiens des grandes plaines. Un homme ou une femme qui cherche son chemin sur la route de la vie, ou qui essaie de résoudre un problème personnel, peut partir à la recherche d'une vision pour acquérir un certain savoir et se faire éclairer par les esprits. Parfois on devra rester au sommet d'une colline ou bien au fond d'une fosse à vision,seul, sans eau ni nourriture, pendant quatre jours et quatre nuits. C'est une épreuve difficile, mais si les voix des esprits accordent a la personne une vision qui donnera forme a sa vie, alors le résultat vaut bien toutel cette souffrance.
    Dans le conte qui suit, pourtant, la quête d'une vision n'est pas racontée d'une façon solennelle, mais à la manière pleine d'inattendu propre à Lame Deer, Homme-médecine Sioux.


    Un jeune homme voulait partir en hanbleceya, c'est à dire en quête de vision, dans l'espoir d'avoir un rêve qui lui donnerait le pouvoir d'être un grand homme-médecine. Comme il avait une haute opinion de lui-même, Il était convaincu qu'il avait été choisi pour devenir un grand homme parmi les siens, et que tout ce qui lui manquait, c'était une vision.
    Ce jeune homme était courageux, plein d'audace et impatient d'aller au sommet de la montagne. Il avait été élevé par des gens honnêtes et bons, qui avaient la sagesse des temps anciens, et qui prièrent pour lui. Pendant tout l'hivers ils s'affairèrent à le préparer, le nourrissant de Wasna, de maïs, et de beaucoup de viande, pour le rendre fort. A chaque repas, ils mettaient quelque chose de cotê pour les esprits, pour qu'ils l'aident à avoir une vision exceptionnelle. Dans sa famille on était sûr qu'il avait le pouvoir avant même de partir sur la montagne, ce qui était mettre la charrue avant les boeufs, ou plûtot le travois avant le cheval, puisqu'il s'agit d'une légende indienne.

    Quand enfin il partit, c'était par une très belle matinée, à la fin du printemps. Il y avait de l'herbe, des feuilles sur les arbres, bref, la nature était à son mieux. Il était accompagné de deux homme-médecine, qui construisirent une loge à sudation pour le purifier grâce au souffle chaud et blanc de la vapeur sacrée. Ils le sanctifièrent avec la fumée de l'herbe douce, frictionnèrent son corps avec de la sauge et l'éventèrent avec une aile d'aigle. Ils l'accompagnèrent jusqu'en haut de la colline pour creuser la fosse de vision et faire une offrande rituelle de tabac enveloppé dans des sacs. Puis ils dirent au jeune homme de pleurer, de se faire humble, de demander à être sanctifié, d'implorer le grand esprit pour qu'il lui envoie un signe, le pouvoir, un don qui ferait de lui un homme-médecine. Ils firent tout ce qui avait à faire, et puis ils le laissèrent tout seul.

    Il passa la première nuit dans la fosse que les hommes-médecine avaient creusée pour lui, à trembler et à pleurer très fort. La peur l'empêchait de dormir, et pourtant il restait plein de suffisance, prêt à se battre avec les esprits pour avoir la vision et le pouvoir qu'il recherchait. Mais aucun rêve ne vint le soulager. Vers le matin, avant que le soleil ne se lève, il entendit une voix dans le tourbillon des brumes blanches de l'aube. Cette voix ne semblait pas venir d'une direction particulière, mais d'un peu partout, et elle disait: "Vois-tu, jeune homme, tu aurais pu choisir un autre endroit; cette colline n'est pas la seule qu'on trouve par ici. Va donc implorer ton rêve ailleurs. Toute la nuit, tu nous as cassé les oreilles, à nous tous, créatures, animaux et oiseaux. Même les arbres n'ont pas pu dormir. impossible de fermer l'oeil. Pourquoi être venu ici ? Tu n'est qu'un jeune prétentieux: tu n'es ni prêt pour une vision, ni digne d'en avoir une."

    Mais le jeune homme serra les dents, résolu à tenir bon et à avoir sa vision, par la force s'il le fallait. Il passa la journée dans la fosse, à demander ce qui ne voulait pas venir, et puis une deuxième nuit à avoir froid, faim et peur.
    Le jeune homme pleurait de frayeur. la peur le paralysait, et il était incapable de bouger. Un gros rocher s'était avancé et surplombait la fosse, infiniment plus grand que tout le reste alentour. Mais arrivé a moins d'un mètre, sur le point de l'écraser, il s'arrêta. Et alors, comme le jeune homme restait bouche bée, les yeux écarquillés, les cheveux dressés sur la tête, le rocher remonta la pente, jusqu'au sommet de la colline. Le jeune homme n'en croyait pas ses yeux. Immobile, il se faisait tout petit au fond de son trou, quand il entendit a nouveau le grondement et le tremblement provoqué par l'énorme rocher qui revenait vers lui. Cette fois-ci il eut tout juste le temps de sauter hors de la fosse à vision à la dernière seconde. Le bloc de pierre écrasa tout y comprit sa pipe et son hochet rituel, qu'il réduisit en bouillie.

    Puis le rocher remonta de nouveau la pente, et de nouveau il la redescendit." je m'en vais! je m'en vais!" hurla le jeune homme. Retrouvant l'usage de ses jambes, il se précipita en bas de la colline à toute vitesse. Cette fois-ci le rocher passa au-dessus de lui, comme si il jouait à saute-mouton, et rebondit sur la pente, en écrasant et en pulvérisant tout sur son passage. Le jeune homme courrait à l'aveuglette, trébuchait, tombait, se relevait. Il ne s'aperçut même pas que le rocher remontait la pente et la dévalait une nouvelle fois. C'était son dernier parcours, le plus effrayant; il fit un immense bond dans les airs et atterrit juste devant le jeune homme,s'enfonçant si profondément dans la terre qu'on n'en voyait plus que le sommet. La terre tremblait comme un chien qui s'ébroue en sortant de l'eau, secouant le jeune homme d'un cotè et de l'autre.

    Amaigri, couvert de bleus et très éprouvé, le jeune homme regagna son village en chancelant. Il dit aux hommes-medecine:"Je n'ai pas eu de vision et n'ai reçu aucun savoir." Il retourna à la fosse et quand l'aube se leva de nouveau, il entendit la même voix encore une fois:"Arrètes de nous embêter! va-t'en!"
    Au matin du troisième jour, ce fût la même chose. le jeûne l'avait beaucoup affaibli, ainsi que la soif et l'inquiétude. L'air lui-même semblait l'oppresser, Lui être hostile. il avait le souffle court. Son estomac lui paraissait tout ratatiné contre sa colonne vertébrale. Mais il était bien décidé à tenir une nuit de plus, la quatrième et dernière. il était sûr  qu'il allait avoir une vision. Il en implora une, dans le noir, tout seul, Mais il s'égosillait en vain.

    Juste avant l'aube, il entendit de nouveau la voix, très en colère:"Quoi?tu es encore la?" Il savait qu'il avait souffert pour rien; il lui faudrait retourner parmi le siens et leur avouer qu'il n'avait reçu ni connaissance ni pouvoir. La seule chose qu'il pourrait dire, c'est que tous les matins il s'était fait réprimander. A la fois triste et de mauvaise humeur, il répondit:" Je ne peux pas m'en sortir; c'est mon dernier jour et je pleure à en perdre les deux yeux. Je sais bien que vous m'avez dit de partir, mais de quel droit me donnez vous des ordres? Je ne vous connais pas. Je resterai ici jusqu'à ce que mes oncles viennent me chercher, que ça vous plaise ou non."

    Et aussitôt on entendit un grondement qui venait de la montagne derrière les collines. Le bruit enfla, enfla, et la colline toute entière se mit a trembler. le vent se mit a souffler. Le jeune homme leva les yeux et vit l'énorme rocher en équilibre sur le sommet de la montagne. il vit la foudre le frapper et le faire bouger. Et lentement, le rocher se mit en branle. Lentement au debut puis de plus en plus vite,il dévala le flanc de la montagne, arrachant des mottes de terre , couchant des arbres immenses comme s'il s'agissait de simple brindilles. et il venait droit vers lui8 " J'ai mis les esprits en colère8 j'ai fait tout ça pour rien!"

    "En fait, tu as fait une découverte, dit le plus agé, son oncle. Tu es allé en quête de ta vision comme un chasseur s'en va chasser le bison, ou un guerrier s'en va chercher des scalps. Tu étais en lutte contre les esprits Tu croyais qu'ils te devaient une vision , mais la souffrance ne peut pas à elle seule procurer une vision, ni le courage, ni la seule volonté. C'est a force d'humilité, de sagesse et de patience qu'on reçoit une vision. Ta quête ne t'aurait-elle apporté que ceci ce serait déjà beaucoup. penses-y."


    Raconté par Lame deer à Winner, sur la réserve de Rosebud, Dakota du sud, en 1967 et enregistré par Richard Erdoes

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    Language is only the most obvious part of the global communication gap. Different cultures also have distinct approaches to communication during meetings and negotiations, as described by British linguist Richard D. Lewis, whose best-selling book, “When Cultures Collide,” charts these as well as leadership styles and cultural identities.
    Lewis, who speaks ten languages, acknowledges the danger of cultural comparisons in his book: “Determining national characteristics is treading a minefield of inaccurate assessment and surprising exception. There is, however, such a thing as a national norm.”
    In support of cross-cultural studies, he writes: “By focusing on the cultural roots of national behavior, both in society and business, we can foresee and calculate with a surprising degree of accuracy how others will react to our plans for them, and we can make certain assumptions as to how they will approach us. A working knowledge of the basic traits of other cultures (as well as our own) will minimize unpleasant surprises (culture shock), give us insights in advance, and enable us to interact successfully with nationalities with whom we previously had difficulty.”
    Lewis’ communication diagrams show how cultures use language to negotiate, with wider shapes showing greater conversational range, obstacles marked in gray, and cultural traits noted as well.
    Americans, for instance, tend to launch right into negotiations, respond to discord confrontationally, and resolve with one or both sides making concessions.
    Canadians tend to be more low-key and inclined to seek harmony, though they are similarly direct.
    We’ll go over the rest in brief after a selection of charts taken with permission from the 2005 third edition of “When Cultures Collide.”

    And the rest in brief, paraphrasing and quoting from “When Cultures Collide“:
    English tend to avoid confrontation in an understated, mannered, and humorous style that can be both inefficient and powerful.
    French tend to engage vigorously in a logical debate.
    Germans rely on logic but “tend to amass more evidence and labor their points more than either the British or the French.”
    Spanish and Italians “regard their languages as instruments of eloquence and they will go up and down the scale at will, pulling out every stop if need be to achieve greater expressiveness.”
    Scandinavians often have entrenched opinions that they have formulated “in the long dark nights,” though they are reasonable conversationalists. Swedes often have the most wide-ranging discussions, Finns tend to value concision, and most Norwegians fall somewhere in between.
    Swiss tend to be straightforward and unaggressive negotiators, who obtain concessions by expressing confidence in the quality and value of their goods and services.
    Hungarians value eloquence over logic and are unafraid to talk over each other.
    Bulgarians may take a circuitous approach to negotiations before seeking a mutually beneficial resolution, which will often be screwed up by bureaucracy.
    Poles often have a communication style that is “enigmatic, ranging from a matter-of-fact pragmatic style to a wordy, sentimental, romantic approach to any given subject.”
    The Dutch are focused on facts and figures but “are also great talkers and rarely make final decisions without a long ‘Dutch’ debate, sometimes approaching the danger zone of overanalysis.”
    Chinese tend to be more direct than the Japanese and some other East Asians; however, meetings are principally for information gathering, with the real decisions made elsewhere. Hong Kongers negotiate much more briskly to achieve quick results.
    Indian English “excels in ambiguity, and such things as truth and appearances are often subject to negotiation.”
    Australians tend to have a loose and frank conversational style.
    Singaporeans generally take time to build a relationship, after which they can be shrewd negotiators.
    Koreans tend to be energetic conversationalists who seek to close deals quickly, occasionally stretching the truth.
    Indonesians tend to be very deferential conversationalists, sometimes to the point of ambiguity.
    Israelis tend to proceed logically on most issues but emotionally on some.
    And that’s how one respected, well-traveled, and highly multilingual linguist sees the world.

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    Cultures are complicated, and anyone attempting to explain or group them will struggle to avoid giving offense.
    Political scientists Ronald Inglehart of the University of Michigan and Christian Welzel of Luephana University in Germany put forth their best effort by analyzing data and plotting countries on a "culture map." Their system stems from the World Values Survey (WVS), the largest "non-commercial, cross-national, time series investigation of human beliefs and values ever executed," which dates to 1981 and includes nearly 400,000 respondents from 100 countries.
    The latest chart, published several years ago, includes data from surveys conducted from 1995 to 1999, 2000 to 2004, and 2005 to 2009.
    Check it out:
    Inglehart World Values MapWikimedia Commons
    So what's going on in this chart?
    On the y-axis, traditional values emphasize the importance of religion, parent-child relationships, and authority, according to WVS. People who embrace these tend to reject divorce, abortion, euthanasia, and suicide. These societies usually exhibit high levels of nationalism and national pride, too. In the U.S., these values would likely align more with conservative ideologies. Oppositely, secular-rational values represent the other extreme and tend to relate to liberal ways of thinking.
    On the x-axis, survival values revere economic and physical security and safety and are linked to low levels of trust and tolerance. On the other side, self-expression values give high priority to protecting the environment, promoting gender equality, and tolerating foreigners and gays and lesbians.
    The chart also groups nearby countries with shared characteristics such as "Islamic" or "English Speaking," showing how much things like language and religion shape culture.
    Here's how WVS explains the main trends:

    A somewhat simplified analysis is that following an increase in standards of living, and a transit from development country via industrialization to post-industrial knowledge society, a country tends to move diagonally in the direction from lower-left corner (poor) to upper-right corner (rich), indicating a transit in both dimensions.
    However, the attitudes among the population are also highly correlated with the philosophical, political and religious ideas that have been dominating in the country. Secular-rational values and materialism were formulated by philosophers and the left-wing politics side in the French revolution, and can consequently be observed especially in countries with a long history of social democratic or socialistic policy, and in countries where a large portion of the population have studied philosophy and science at universities. Survival values are characteristic for eastern-world countries and self-expression values for western-world countries. In a liberal post-industrial economy, an increasing share of the population has grown up taking survival and freedom of thought for granted, resulting in that self-expression is highly valued.
    For example, Morocco, Jordan, and Bangladesh (all Islamic countries) score high in traditional and survival values, while the U.S., Canada, and Ireland (all English-speaking countries) score high in traditional and self-expression values.
    Russia, Bulgaria, Ukraine, and Moldova (all Orthodox countries) score high in secular-rational and survival values, while Sweden, Denmark, and Switzerland (all protestant Europe countries) score high in secular-rational and self-expression values.
    In their 2005 book "Modernization, Cultural Change, and Democracy," Inglehart and Welzel argue that "socioeconomic development tends to bring predictable changes in people's worldviews." Notably, these developments tend to democratize countries, and modernization — "a syndrome of social changes linked to industrialization," as the duo define in a 2005 Foreign Policy article — kick-starts the process.
    For example, Inglehart and Welzel link industrialization with a move from traditional to secular-rational values, leading to separation of religion and authority. Next the post-industrial phase of modernization produces a shift from survival to self-expression values, which brings greater freedom from authority.
    But cultural and historical traditions, like Protestantism or communism, matter, too. They "reflect an interaction between driving forces of modernization and the retarding influence of tradition," Inglehart and Welzel write in their book.
    WVS is currently preparing data from wave six with surveys conducted from 2010 to 2014.
    Another attempt to explain world cultures, the Lewis Model based on observations from linguist Richard Lewis, charts countries in terms of "reactive,""linear-active," and "multi-active" tendencies.

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  • 01/01/15--07:20: Personal Jesus


  • Personal Jesus est une chanson du groupe Depeche Mode composée par Martin Gore et chantée par Dave Gahan qui figure sur l'album Violator. C'est le 23esingle du groupe, sorti par Mute Records le 29août1989, avec Dangerous en face B. Le single précède de plus de 7 mois la sortie de Violator.
    Le titre Personal Jesus est inspiré par le livre Elvis and me de Priscilla Presley, où elle révèle qu'elle avait surnommé son mari son « Jésus personnel3 ».


    Le disque s'est classé en 13e position des charts britanniques et à la 28e place du Billboard Hot 100. Elle est n°27 en France dans le Top 50, n°5 en Suisse4 et n°1 au Québec. Aux États-Unis, il a également été certifié or par la RIAA le 23 janvier 1990 pour s'être vendu à au moins 500 000 exemplaires5.

    À la mi-1989, le groupe débute des enregistrements à Milan avec le producteur François Kevorkian. En résulte le titre Personal Jesus, qui comprend un riff de guitare très accrocheur, très différent de tout ce que le groupe avait réalisé jusqu'ici. La chanson devient un succès planétaire, et est l'un des titres les plus populaires de Depeche Mode avec le single suivant, Enjoy the Silence. Bien que ce ne soit pas la première chanson du groupe Depeche Mode à contenir des parties de guitare (Behind the Wheel et leur reprise de Route 66 comprennent une guitare ; Love, in Itself de Construction Time Again est jouée avec une guitare acoustique), c'est néanmoins la première fois qu'une guitare est utilisée de façon aussi présente dans une chanson de Depeche Mode.
    Avant sa sortie et afin d'assurer la promotion du titres, des publicités sont insérées dans divers journaux locaux du Royaume-Uni comprenant la phrase “Your own personal Jesus.” Les publicités suivantes comprenaient un numéro de téléphone que l'ont pouvait appeler pour pouvoir écouter la chanson6. Cette campagne créa une controverse assurant plus de pub au morceau et contribua ainsi à le faire atteindre la 13e place du classement des meilleures ventes au Royaume-Uni. Le succès du titre est aussi du au fait qu'il est publié six mois avant l'album sur lequel il apparaissait. À cette époque, Personal Jesus devint le single vinyle 12" le plus vendu de l'histoire de Warner Brothers7.
    Personal Jesus a une pléthore de remixes, ce qui est aussi inédit pour une chanson de Depeche Mode à l'époque. Bien que les singles de DM précédant Personal Jesus aient différents mixes, le groupe commence à inviter encore plus de DJ et de remixeurs, ce qui devient une habitude pour les singles suivants. François Kevorkian (qui a réalisé le mixage du son sur Violator) a remixé la version single, le "Holier Than Thou Approach", le "Pump Mix", et le "Kazan Cathedral Mix" (qui n'est disponible sur aucune des versions du single), alors que le producteur Flood a mixé la version "Acoustique" et le "Telephone Stomp Mix" tout comme la version single et le "Sensual Mix" de la face B du titre, Dangerous qui est plus orienté électronique. Les versions "Hazchemix" et "Hazchemix Edit" de Dangerous ont été mixées par Daniel Miller. Personal Jesus '11 est un remix sorti dans le courant de l'année 2011à l'occasion de la sortie d'un nouvel album de remixes8.
    Le clip musical est réalisé par Anton Corbijn et est le premier qu'il fait en couleurs pour le groupe. Il se déroule dans un ranch, en plein milieu du Désert de Tabernas près d'Almería, en Espagne9. MTV a édité des passages de la vidéo comprenant des mouvements de bouche très suggestifs de Martin Gore pendant le pont, et ainsi remplacé avec d'autres images du clip.



    Personal Jesus (Jésus À Toi)
    Your own personal Jesus
    Ton propre Jésus à toi
    Someone to hear your prayers
    Quelqu'un pour écouter tes prières
    Someone who cares
    Quelqu'un qui s'en occupe
    Your own personal Jesus
    Ton propre Jésus à toi
    Someone to hear your prayers
    Quelqu'un pour écouter tes prières
    Someone who's there
    Quelqu'un qui est présent
    Feeling unknown
    Sentiment inconnu
    And you're all alone
    Et tu es tout seul
    Flesh and bone
    En chair et en os
    By the telephone
    Au téléphone
    Lift up the receiver
    Décroche le combiné
    I'll make you a believer
    Et je ferai de toi un croyant
    Take second best
    Prends ce qu'il y a de mieux après
    Put me to the test
    Mets-moi à l'épreuve
    Things on your chest
    Des choses sur ta poitrine
    You need to confess
    Que tu as besoin de confesser
    I will deliver
    Je délivrerai
    You know I'm a forgiver
    Tu sais, je suis quelqu'un qui pardonne
    Reach out and touch faith
    Tends les mains et touche la foi
    Reach out and touch faith
    Tends les mains et touche la foi
    Your own personal Jesus...
    Ton propre Jésus à toi
    Feeling unknown
    Sentiment inconnu
    And you're all alone
    Et tu es tout seul
    Flesh and bone
    En chair et en os
    By the telephone
    Au téléphone
    Lift up the receiver
    Décroche le combiné
    I'll make you a believer
    Et je ferai de toi un croyant
    I will deliver
    Je délivrerai
    You know I'm a forgiver
    Tu sais, je suis quelqu'un qui pardonne
    Reach out and touch faith
    Tends les mains et touche la foi
    Your own personal Jesus...
    Ton propre Jésus à toi

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  • 01/01/15--08:12: La zone morte
  • « La zone morte. En gardant son secret, une femme se coupe de tous ceux qui lui apporteraient amour, secours et protection. Elle porte seule son fardeau de chagrin, de peur, quelquefois pour un groupe entier, que ce soit sa famille ou sa culture. En outre, comme dit Jung, garder des secrets nous coupe de l’inconscient. Là où il y a secret honteux, il y a toujours une zone morte dans la psyché de la femme, un lieu qui ne ressent pas les événements de la vie émotionnelle ou de celle des autres, ou bien n’y réagit pas correctement. La zone morte est extrêmement protégée. On trouve là une infinité de murs et de portes, chacune fermée avec une vingtaine de verrous, et les homunculi, les petites créatures des rêves féminins, sont toujours en train de construire d’autres portes, d’autres barrages, d’autres systèmes de sécurité, de peur que le secret ne s’échappe. Pourtant, on ne peut tromper la Femme sauvage. Elle est parfaitement au courant de sombres paquets qui gisent dans l’esprit de la femme, enveloppés de mètres et de cordes. La lumière, la grâce n’atteignent pas ces endroits tant ils sont couverts et recouverts. Bien sûr, dans la mesure où la psyché joue un rôle compensatoire, le secret filtrera de toute manière à l’extérieur, sinon sous forme de mots, du moins sous forme d’accès soudains de mélancolie, de rages mystérieuses et intermittentes, de toutes sortes de tics et de maux physiques, de conversations qui cessent brutalement, sans explication, de réactionsbizarres à des films ou même à des publicités à la télévision. Le secret filtrera donc toujours et la plupart du temps ce sera d’une façon impossible à gérer de front. »
    — Clarissa Pinkola Estes, Femmes qui courent avec les loups (chap. 13)
    « La zone morte. En gardant son secret, une femme se coupe de tous ceux qui lui apporteraient amour, secours et protection. Elle porte seule son fardeau de chagrin, de peur, quelquefois pour un groupe entier, que ce soit sa famille ou sa culture. En outre, comme dit Jung, garder des secrets nous coupe de l’inconscient. Là où il y a secret honteux, il y a toujours une zone morte dans la psyché de la femme, un lieu qui ne ressent pas les événements de la vie émotionnelle ou de celle des autres, ou bien n’y réagit pas correctement. La zone morte est extrêmement protégée. On trouve là une infinité de murs et de portes, chacune fermée avec une vingtaine de verrous, et les homunculi, les petites créatures des rêves féminins, sont toujours en train de construire d’autres portes, d’autres barrages, d’autres systèmes de sécurité, de peur que le secret ne s’échappe. Pourtant, on ne peut tromper la Femme sauvage. Elle est parfaitement au courant de sombres paquets qui gisent dans l’esprit de la femme, enveloppés de mètres et de cordes. La lumière, la grâce n’atteignent pas ces endroits tant ils sont couverts et recouverts. Bien sûr, dans la mesure où la psyché joue un rôle compensatoire, le secret filtrera de toute manière à l’extérieur, sinon sous forme de mots, du moins sous forme d’accès soudains de mélancolie, de rages mystérieuses et intermittentes, de toutes sortes de tics et de maux physiques, de conversations qui cessent brutalement, sans explication, de réactionsbizarres à des films ou même à des publicités à la télévision. Le secret filtrera donc toujours et la plupart du temps ce sera d’une façon impossible à gérer de front. »  — Clarissa Pinkola Estes, Femmes qui courent avec les loups (chap. 13)

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  • 01/02/15--11:15: Cycles du sommeil


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  • 01/03/15--03:54: Ombres
  • Le point de départ est simple : la plupart des hommes ignorent leur ombre. […]
    Le plus souvent elle est projetée dans des troubles somatiques, des obsessions, des fantasmes plus ou moins délirants, ou dans l'entourage. Elle est " les gens ", auxquels on prête la bêtise, la cruauté, la couardise qu'il serait tragique de se reconnaître. Elle est tous ceux qui déclenchent la jalousie, le dégoût, la tendresse… Le meilleur portrait de soi-même est dessiné sur le monde par les sympathies et les antipathies. Il arrive que s'installe un équilibre à plusieurs, où l'ombre est portée par des malades proches ou par quelques intimes. D'une façon plus collective, il y avait jadis les sorcières et les ennemis, il y a aujourd'hui le gouvernement et la pollution.
    Cette extrême dispersion du psychisme montre que de nombreuses prises de conscience sont nécessaires avant que l'ombre n'apparaisse au conscient. […]
    La prise de conscience de l'ombre développe d'abord une série d'effets qui sont tous de l'ordre de la perte. En cela, elle est dangereuse. […]
    L'homme qui fait face à son ombre entre dans un conflit aux caractères particuliers. Ce n'est pas une lutte, mais un démantèlement. Il ne s'agit pas de combattre pour ou contre, mais de maintenir les liens pendant une mise en morceaux. […]
    La désorientation se double d'un dégoût de soi-même. L'absence de credo et de but laisse régresser les énergies. Le sujet se sent en prison, il n'embraie plus sur la vie de façon satisfaisante. Il est radicalement seul et sent une faute énorme quelque part.
    Il importe pourtant de ne pas tomber dans le piège de ces souffrances et de ne pas devenir la victime d'un lyrisme désespéré. Le concept d'ombre permet de situer l'épreuve, d'y reconnaître les possibilités de croissance et de ne pas confondre la fin d'un moi imaginaire avec la mort.
    Elie G. HUMBERT : "L'homme aux prises avec l'inconscient", espaces libres, Albin Michel, pp 29-44
    Le point de départ est simple : la plupart des hommes ignorent leur ombre. […]  Le plus souvent elle est projetée dans des troubles somatiques, des obsessions, des fantasmes plus ou moins délirants, ou dans l'entourage. Elle est " les gens ", auxquels on prête la bêtise, la cruauté, la couardise qu'il serait tragique de se reconnaître. Elle est tous ceux qui déclenchent la jalousie, le dégoût, la tendresse… Le meilleur portrait de soi-même est dessiné sur le monde par les sympathies et les antipathies. Il arrive que s'installe un équilibre à plusieurs, où l'ombre est portée par des malades proches ou par quelques intimes. D'une façon plus collective, il y avait jadis les sorcières et les ennemis, il y a aujourd'hui le gouvernement et la pollution.  Cette extrême dispersion du psychisme montre que de nombreuses prises de conscience sont nécessaires avant que l'ombre n'apparaisse au conscient. […]  La prise de conscience de l'ombre développe d'abord une série d'effets qui sont tous de l'ordre de la perte. En cela, elle est dangereuse. […]  L'homme qui fait face à son ombre entre dans un conflit aux caractères particuliers. Ce n'est pas une lutte, mais un démantèlement. Il ne s'agit pas de combattre pour ou contre, mais de maintenir les liens pendant une mise en morceaux. […]  La désorientation se double d'un dégoût de soi-même. L'absence de credo et de but laisse régresser les énergies. Le sujet se sent en prison, il n'embraie plus sur la vie de façon satisfaisante. Il est radicalement seul et sent une faute énorme quelque part.  Il importe pourtant de ne pas tomber dans le piège de ces souffrances et de ne pas devenir la victime d'un lyrisme désespéré. Le concept d'ombre permet de situer l'épreuve, d'y reconnaître les possibilités de croissance et de ne pas confondre la fin d'un moi imaginaire avec la mort.  Elie G. HUMBERT : "L'homme aux prises avec l'inconscient", espaces libres, Albin Michel, pp 29-44
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  • 01/04/15--02:21: Ensemencement des nuages
  • L’ensemencement des nuages est une forme de modification du climat qui consiste à relâcher différents aérosols dans des nuages afin d’augmenter la condensation de la vapeur d'eau en eau liquide disponible et ainsi augmenter ou diminuer le nombre et la taille des gouttelettes qui s’y trouvent. Le procédé se base sur le fait que la condensation directe de vapeur à gouttelettes est thermodynamiquement très défavorable et nécessite la présence dans l'air de noyaux de condensation solide, un procédé très bien connu de la physique des nuages.
    L’ensemencement des nuages peut être utilisé pour disperser le brouillard, diminuer la grosseur des grêlons ou augmenter la quantité de précipitations. Il est utilisé dans différents domaines dont l'agriculture, la lutte à la désertification, et même dans le domaine militaire.


    Principe

    Principe de l’ensemencement des nuages par un projecteur de particules au sol ou en avion
    Article détaillé : Physique des nuages.
    Les gouttelettes d'un nuage avant de précipiter grossissent essentiellement par captation d'autres gouttelettes. Les cristaux de glace grossissent plus rapidement lorsqu'ils sont en présence d'une multitude de gouttelettes d'eau surfondue (par transfert de vapeur d'eau ou par collision)1. Naturellement, les nuages non précipitants et les brouillards sont constitués d'une multitude de gouttelettes d'eau microscopiques ou de cristaux de glace qui ne sont pas suffisamment gros pour tomber et atteindre le sol sous forme de précipitations (dans les conditions normales de sursaturation il faudrait plus de 10 heures pour faire grossir une goutte par condensation jusqu'à 100 microns). Les expériences d'ensemencement visent à rompre cet équilibre en accélérant la croissance de certaines gouttelettes ou leur transformation en cristaux de glace par introduction dans les nuages de particules artificielles comme des poussières ayant une forte affinité pour l’eau (sels de sodium, calcium, magnésium), des matériaux réfrigérants (neige carbonique, propane ou azote liquides…) ou des noyaux glaçogènes (iodure d’argent,…)2. L'iodure d'argent est la particule artificielle la plus communément utilisée à cet effet.
    Les difficultés d'approvisionnement en eaux à cause de la sécheresse persistante ont conduit beaucoup de pays de par le monde à recourir à l'ensemencement des nuages pour provoquer les précipitations.[réf. nécessaire] Cette technologie mise au point aux États-Unis consiste à déverser dans le nuage des sels d'iodure d'argent ou de sodium. Ce déversement se fait par le biais de vecteurs qui peuvent être soit des avions qui ensemencent directement le nuage à la base ou au sommet, soit des générateurs qui ensemencent à partir du sol grâce aux courants ascendants.
    Les sels d'iodure d'argent, dont les noyaux ont une structure cristalline semblable à celle de la glace, agissent comme des noyaux géants de condensation. Les gouttelettes d'eau contenues dans le nuage s'agglomèrent autour des noyaux de cristaux de sels, s'alourdissent et précipitent générant ainsi la pluie. L'ensemencement des nuages par des noyaux d'iodure d'argent peut donc favoriser la formation des nuages et des précipitations. Néanmoins, si la présence de noyaux de condensation s'avère quasi-nécessaire, elle n'est pas suffisante : l'état thermodynamique de l'atmosphère doit absolument permettre la condensation (rôle de la quantité de vapeur d'eau, de la température, pression etc.). L'ensemencement des nuages n'est donc en aucun cas une solution miracle au problème de sécheresse.
    Les produits les plus fréquemment utilisés pour l'ensemencement des nuages sont :

    Historique d'utilisation

    Cessna 210 avec un dispositif pour l'ensemencement de nuages
    La pluie artificielle par ensemencement des nuages est une technique récente, élaborée et appliquée pour la première fois en 1946, aux États-Unis, pour lutter contre la sécheresse qui sévissait dans la région de New York. Puis, elle s’est répandue pour lutter contre le manque d’eau à travers le monde. L'ensemencement est pratiqué en Australie depuis plus de 50 ans, dans le sud de l'Italie en Sicile et en Sardaigne, au Brésil, au Canada ou en Alberta on l'utilise pour faire crever des nuages avant que la grêle ne tombe. Beaucoup de pays commencent à recourir à cette technologie pour lutter contre la sécheresse.
    En Afrique, le programme « Al Ghait » au Maroc débute en 1982 sous le règne du roi Hassan II (1929-1999). Le programme « SAAGA » au Burkina Faso, à partir de 1997, s’inscrit dans la continuité d’«Al Ghait » dans la mesure où le gouvernement burkinabé sollicita l’aide du gouvernement marocain pour sa réalisation. Les pays de l'Afrique subsaharienne réunis autour du CILSS (Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse) ont décidé de mettre en pratique cette nouvelle technologie.
    En 2004, l'Organisation météorologique mondiale recensait plus de 100 projets de modification artificielle du temps dans le monde, mis en œuvre par des dizaines de pays, en particulier dans les régions arides et semi-arides. Le plus grand projet actuel est mené en Chine. Aujourd'hui, cependant rien ne permet de prouver que les méthodes actuelles d'ensemencement des nuages permettent d'augmenter les précipitations3.
    La formation de pluie artificielle a été employée pour rabattre au sol les fumées de l'incendie du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl lors de la catastrophe de 1986 (ensemencement à l'iodure d'argent).[réf. nécessaire]
    La technique fut également utilisée à des fins militaires lors de la guerre du Vietnam. Les forces armées des États-Unis auraient fait de l’ensemencement des nuages au-dessus de la piste Hô Chi Minh pour la rendre plus difficile d'accès en augmentant la pluviosité. Il semble qu'entre 1967 et 1968, le Air Weather Service ait pu ainsi augmenter les quantités de pluie de 30 pourcent4. À une autre occasion, on aurait lâché du sel lors du siège de Khe Sanh afin de faire précipiter le brouillard pour améliorer les conditions météorologiques mais sans grand succès.
    Des traités internationaux interdisent maintenant de tenter de modifier le climat à des fins militaires. Ainsi, le contrôle météorologique et la modification du temps pour des fins militaires sont expressément interdits par une résolution des Nations unies du 10décembre1976 et qui fut signée le 18mai1977 (résolution de l'Assemblée générale 31/72, TIAS 9614)5. Ce règlement est entré en vigueur le 5octobre1978 mais devait être ratifié par chacun des États membres. Ce fut fait le 13décembre1979 aux États-Unis par le président Jimmy Carter et par le Sénat le 17janvier1980. Deux projets de modifications de cette loi furent déposés en 2005 pour allouer certaines dérogations, établir un comité de recherche sur les opérations de modification du temps et établir une politique nationale sur le sujet6. Ils ne furent cependant jamais adoptés7,8.
    Depuis les années 1950, l'ensemencement des nuages est mis à profit afin de lutter contre la grêle. L'enrichissement de l'air en noyaux de condensation favorise aussi le passage de la phase gazeuse en phase solide, et donc la formation de grêle. En effet, l'ensemencement des nuages est censé favoriser la formation de nombreux grêlons de petite taille et ainsi lutter contre la croissance d'un nombre plus restreint de gros grêlons sur l'humidité atmosphérique disponible.

    Efficacité

    La technique ne fait pas l'unanimité, l'augmentation des précipitations n'excédant guère les 12 % et nul ne peut estimer si cette augmentation est due à l'ensemencement ou au déroulement naturel du climat. La technique demande aussi le maintien des avions dans l'air pendant une soixantaine de minutes entraînant ainsi un dégagement de gaz à effet de serre et des bruits assourdissants. La communauté scientifique est partagée quant à l'efficacité du système.

    Pluie artificielle

    Le procédé de pluie artificielle, pour aboutir à de véritables résultats dans un pays nécessite un ensemble de conditions préalables. Pour que la pluie artificielle soit profitable au pays qui l‘utilise, il faut avant toute chose prévoir de la faire tomber sur des terrains propices à l’agriculture, cultivables mais manquant d’eau. Ainsi, il est donc important de choisir le bon moment et la bonne période.
    Il faut également être doté d’infrastructures hydrauliques et hydroélectriques adéquates ainsi que d’un système d’irrigation suffisamment développé pour accueillir le procédé. Dans tous les cas et quelle que soit la méthode exercée, des conditions atmosphériques spécifiques sont nécessaires.

    Grêle

    L'expérimentation a montré que si la limitation de la croissance des grêlons grâce à l'ensemencement marchait dans certains cas, il peut tout aussi bien s'avérer sans utilité ou pire, néfaste voire dangereux, en n'empêchant pas la croissance des grêlons tout en augmentant leur nombre. Il s'agit donc d'une activité controversée dans le milieu scientifique9.

    Toxicologie de l'argent

    Quoique certains scientifiques[Qui ?] sous-tendent que les quantités d'iodure d'argent émises lors de l'ensemencement des nuages sont infimes et sans conséquences négatives, d'autres[Qui ?] allant jusqu'à dire que l'iodure d'argent est bon pour le cœur et que les mineurs dans les mines d'argent vivent plus longtemps, la question des risques posés par l'iodure d'argent sur l'écosystème terrestre et aquatique soumis à des années et des années d'ensemencement de nuages reste ouverte.
    L'argent fait partie des métaux nobles. Il est très réactif et peut former de nombreux complexes en solution. Ses sels sont en général peu solubles, sauf le nitrate, le perchlorate, le fluorure, l'acétate et le chlorate. Le sel le moins soluble est Ag_2S. En ce qui concerne les composés solubles, la réaction avec les halogénures et halogénoïdes donne des complexes plus ou moins stables dont l'ordre de stabilité décroissante est le suivant : I > CN > Br > SCN > Cl > F. Des complexes peuvent être formés également avec des groupements sulfhydriles et aminés, avec des sulfures, le thiosulfate ainsi qu'avec des composés organiques.
    Pour des pays où la majeure partie de la population boit l'eau de pluie, les risques de contamination à l'iodure d'argent deviennent préoccupant. Un ensemencement de nuages régulier, année après année se traduira par un effet cumulatif de l'iodure d'argent dans les écosystèmes. L'iodure d'argent est très toxique pour les espèces aquatiques surtout les plus petits dont il bloque le stade de reproduction. Dans les pays du Sahel où il est pratiqué, on constate un assèchement précoce des feuilles de certains arbres, l'argent s'accumulant dans les racines remonte évidemment vers les feuilles.

    Méthodes d'analyse

    Pour un meilleur contrôle afin de vérifier la présence d'iodure d'argent dans les échantillons d'eau, de sol, des plantes, de l'air ensemencé doit être régulièrement pris avant et après chaque opération d'ensemencement de nuages. La méthode de dosage dépend de la concentration en ions Ag+ et des autres ions interférents. Pour une concentration de l'ordre de 10-2 M à 10-3 M, un simple dosage volumétrique convient à condition d'éliminer au préalable les ions interférents ou doser d'abord ces ions interférents par une autre méthode puis faire la différence avec ce qu'on aura mis en jeu au total avec le dosage des ions Ag+.
    Pour des concentrations plus faibles, c'est-à-dire inférieures à 10-3 M et jusqu'à 10-5 M et même 10-6 M, alors il faut l'absorption atomique. Pour des concentrations en dessous de 10-6 M, l'absorption atomique n'est plus sensible et il faut alors un dosage polarographique impulsionnel utilisant la technique du dépôt cathodique suivi de la redissolution anodique sur électrode à goutte pendante de mercure ou sur électrode de carbone vitreux. On peut aussi utiliser un titrage coulométrique avec détection ampérométrique. Avec la quantité d'ions libérés lors de l'ensemencement des nuages, l'absorption atomique sera la méthode adéquate.

    Effet bactéricide

    Les propriétés antibactériennes de l'argent sont connues depuis l'Antiquité, où ce métal fut utilisé pour purifier l'eau. Des onguents et pommades contenant de l'argent furent aussi couramment employés pour nettoyer des plaies. En revanche, l'usage de l'argent sous forme de nanoparticules est très récent. L'intérêt étant de garder une bonne efficacité antibactérienne tout en réduisant les quantités nécessaires de ce métal coûteux. En effet, plus les « morceaux » d'un matériau sont petits et plus leur surface relative par rapport à leur masse est importante, et donc plus ils sont actifs.

    Impacts de l'iodure d'argent

    Sols
    La majorité de l'argent rejeté dans l'environnement demeure dans les sols à proximité du lieu de l'émission.
    Végétaux
    Pour l'herbe et les plantes cultivées, les racines sont les tissus qui accumulent le plus l'argent environ 3 fois plus que la plante entière (Ratte, 1999).
    Animaux
    Chez les animaux, 10 % d'une dose orale d'argent peut être absorbé à travers la peau, par les poumons et le tractus gastro-intestinal et est ensuite distribué vers le foie, le cerveau et les muscles. Les 90 % sont rejetés dans les fèces.
    Espèces aquatiques
    En solution l'ion argent est extrêmement toxique pour les plantes et animaux aquatiques Parmi les organismes végétaux, le phytoplancton et le périphyton présentent un taux d'accumulation de l'argent en solution très important et rapide, fonction de l'espèce, de son stade de croissance et de la chimie du milieu. L'argent s'accumule dans les tissus de certaines espèces marines et d'eaux douces. Une analyse par absorption spectrophotométrie pratiquée sur cinquante huîtres pris le long de la côte géorgienne a montré que la concentration d'argent était à la limite de la détection dans les coquilles (au-dessous de 1 ppm) mais présent dans les tissus à une concentration de 10 à 20 ppm (Casarett and Doul, 1975; Windom and Smith, 1972). Les analyses de l'agence EPA sur les poissons et les amphibiens ont montré que l'argent était l'élément le plus toxique pour ces espèces comparé aux autres métaux et métalloïdes. Parmi les espèces testées les individus les plus sensibles sont les plus petites de la chaîne alimentaire et celles vivant dans les eaux de faible salinité et de faible dureté. L'argent induit un syndrome de stress variant d'une classe animale à l'autre. Chez les espèces marines il est associé à une dépression respiratoire pour les gastropodes et une augmentation de la consommation d'oxygène pour les mollusques bivalves
    Homme
    L'Office de l'Environnement, Health and Safety, UC Berkeley classe l'iodure d'argent en composé inorganique non soluble et dangereux. Beaucoup d'articles médicaux démontrent que l'homme absorbe l'iodure d'argent par la respiration (poumons, narines) et par la peau. Une légère exposition peut causer des irritations, des lésions rénales et pulmonaires et aussi l'argyrisme (décoloration bleue de la peau). Une sévère exposition peut entraîner une hémorragie gastro-entérite, augmentation du rythme cardiaque et un argyrisme sévère. Une chronique ingestion d'iodure peut causer l'iodisme qui se manifeste par une éruption cutanée, un écoulement nasal, des maux de tête, une irritation des muqueuses, une perte de poids, l'anémie et enfin l'argyrisme.

    Notes et références

    1. Jean-Pierre Chalon, Combien pèse un nuage? Ou pourquoi les nuages ne tombent pas, EDPSciences, coll. « Bulles de Sciences »,‎ 2002, 192 p.
    2. Jean-Pierre Chalon, Faire la pluie ou le beau temps : Rêve ou réalité ?, Éditions Belin, coll. « Pour la science »,‎ 2011, 176 p.(ISBN 978-2-7011-5101-4, présentation en ligne [archive])
    3. (en)WMO Statement on Weather Modification Research : WMO documents updated in the meeting of the Expert Team on Weather Modification Research. Abu Dhabi, 22-24 March 2010., Organisation météorologique mondiale,‎ 2010, 13 p.(lire en ligne [archive][PDF])
    4. (en) E. M. Frisby, « Weather-modification in Southeast Asia, 1966-1972 », Journal of Weather-modification, vol. 14, no 1,‎ avril 1982, p. 1-3
    5. (en)« Convention on the prohibition of military or any other hostile use of environmental modification techniques » [archive], Federation of American Scientists,‎ 1977-05-18(consulté le 2007-09-18)
    6. (en)« Témoignage du Dr. Tom DeFelice (ex-président de la Weather Modification Association) pour la création du Weather Modification Operations and Research Board aux États-Unis » [archive], Gouvernement des États-Unis,‎ 10 novembre 2005(consulté le 2007-09-18)
    7. (en)« U.S. Senate Bill 517 : Weather Modification Research and Technology Transfer Authorization Act of 2005 » [archive], Gouvernement des États-Unis(consulté le 2007-09-18)
    8. (en)« U.S. Senate Bill 2995 : Weather Modification Research and Technology Transfer Authorization Act of 2005 » [archive], Gouvernement des États-Unis(consulté le 2007-09-18)
    9. « Grêle » [archive], sur Historica Canada, l'Encyclopédie canadienne(consulté le 2 juillet 2014)

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    Le pape François s’adresse à la Curie romaine, le 22 décembre 2014.

    Le pape François s’adresse à la Curie romaine, le 22 décembre 2014.


    Si ce texte a été très largement commenté, il n’a pas été publié en langue française par le Vatican, mais seulement en italien. « Urbi & Orbi-La Documentation catholique », le site d’informations religieuses édité par « La Croix », en a réalisé une traduction (*) intégrale que l’on trouvera ci-dessous. C’est un document exceptionnel qui, au-delà du cercle de la Curie romaine, peut nourrir la réflexion de toute l’Église.

     La Curie romaine et le Corps du Christ
    22 décembre 2014, discours du pape François lors de la présentation des vœux de Noël à la Curie romaine

    Chers Frères,
    Au terme de l’Avent, nous nous retrouvons pour les traditionnelles salutations. Dans quelques jours, nous aurons la joie de célébrer la Nativité du Seigneur ; l’événement de Dieu qui se fait homme pour sauver les hommes ; la manifestation de l’amour de Dieu qui ne se limite pas à nous donner quelque chose ou à nous envoyer un certain message ou quelques messagers, mais nous fait le don de lui-même ; le mystère de Dieu qui prend sur lui notre condition humaine et nos péchés pour nous révéler sa Vie divine, son immense grâce et son pardon gratuit. C’est le rendez-vous avec Dieu qui naît dans la pauvreté de la grotte de Bethléem pour nous enseigner la puissance de l’humilité. En effet, Noël est aussi la fête de la lumière qui n’est pas accueillie par les « élus », mais par les personnes les plus pauvres et les plus simples qui attendaient le salut du Seigneur.
    Avant tout, je voudrais vous souhaiter à tous – collaborateurs, frères et sœurs, représentants pontificaux dispersés dans le monde – et à tous ceux qui vous sont chers, une sainte fête de Noël et une bonne et heureuse année. Je désire vous remercier cordialement pour votre engagement quotidien au service du Saint-Siège, de l’Église catholique, des Églises particulières et du Successeur de Pierre.
    Comme nous sommes des personnes et non des numéros ou de simples dénominations, je souhaite tout particulièrement me souvenir de ceux qui, au cours de cette année, ont achevé leur service parce qu’ils avaient atteint la limite d’âge, avaient un nouveau rôle à assumer, ou parce qu’ils ont été rappelés à la Maison du Père. Mes pensées et ma gratitude vont également à eux tous et à leurs proches.

    Avec vous, je souhaite adresser au Seigneur de vifs et sincères remerciements pour l’année qui s’achève, pour les événements vécus et pour tout le bien qu’Il a voulu accomplir généreusement à travers le service du Saint-Siège, et lui demander humblement pardon pour les fautes commises « en pensée, en parole, par action et par omission ».
    Et, partant de cette demande de pardon, je voudrais que notre rencontre d’aujourd’hui et les réflexions que je vais partager avec vous, servent pour nous tous d’appui et nous poussent à un véritable examen de conscience afin de préparer notre cœur à la sainte fête de Noël.

    La Curie romaine, un corps complexe

    En pensant à notre rencontre, m’est venue à l’esprit l’image de l’Église en tant que Corps mystique de Jésus-Christ. Comme l’explique le pape Pie XII, c’est une expression qui « découle, qui fleurit pour ainsi dire, de ce que nous exposent fréquemment les Saintes Écritures et les écrits des saints Pères » (1). À ce propos, saint Paul écrit  : « Le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ » (1 Co 12, 12) (2).
    En ce sens, le concile Vatican II nous rappelle que « dans l’édification du Corps du Christ règne également une diversité de membres et de fonctions. Unique est l’Esprit qui distribue des dons variés pour le bien de l’Église à la mesure de ses richesses et des exigences des services (cf. 1 Co 12, 11) » (3). C’est pourquoi « le Christ et l’Église, c’est donc le « Christ total « (Christus totus). L’Église est une avec le Christ » (4).
    Il est beau de penser à la Curie romaine comme à un petit modèle de l’Église, c’est-à-dire comme à un « corps » qui cherche sérieusement et quotidiennement à être plus vivant, plus sain, plus harmonieux et plus uni, en lui-même et avec le Christ.
    En réalité, la Curie romaine est un corps complexe, composé de tant de dicastères, de conseils, de bureaux, de tribunaux, de commissions et de nombreuses entités qui n’ont pas toutes les mêmes tâches, mais sont coordonnées pour fonctionner de manière efficace, édifiante, disciplinée et exemplaire, en dépit de la diversité culturelle, linguistique et nationale de ses membres (5).
    Quoi qu’il en soit, la Curie étant un corps dynamique, celle-ci ne peut vivre sans se nourrir et sans se soigner. De fait, la Curie – comme l’Église – ne peut vivre sans avoir un rapport vital, personnel, authentique et solide avec le Christ (6). Un membre de la Curie qui ne mange pas quotidiennement de ce Pain, deviendra un bureaucrate (un formaliste, un fonctionnaire, un simple employé) : un sarment qui se dessèche, meurt peu à peu, et finit par être jeté. La prière quotidienne, la participation assidue aux sacrements, en particulier à ceux de l’Eucharistie et de la réconciliation, le contact quotidien avec la Parole de Dieu et la spiritualité traduite en charité vécue, constituent pour chacun de nous des aliments vitaux. Que cela soit clair pour nous tous : sans Lui, nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, 8).
    Par conséquent, le rapport vivant avec Dieu nourrit et fortifie aussi la communion avec les autres. Autrement dit, plus nous sommes intimement liés à Dieu, plus nous sommes unis entre nous, parce que l’Esprit de Dieu unit et l’esprit du malin divise.

    Des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service

    La Curie est appelée à s’améliorer, à s’améliorer en permanence et à croître dans la communion, la sainteté et la sagesse pour pleinement mener à bien sa mission (7). Pourtant, comme tout corps, comme tout corps humain, elle est exposée aussi aux maladies, au dysfonctionnement, à l’infirmité. Et je voudrais mentionner ici certaines de ces probables maladies, les « maladies curiales ». Ce sont des maladies assez communes dans notre vie de Curie. Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service au Seigneur. Je crois que, à l’instar des Pères du désert qui en rédigeaient de tels, le « catalogue » de ces maladies nous aidera à nous préparer au sacrement de la réconciliation, qui constituera pour nous tous une étape importante vers la fête de Noël.

     1. La maladie de celui qui se sent « immortel », « immunisé » ou tout à fait « indispensable » et néglige les contrôles nécessaires et habituels. Une Curie qui ne fait pas son autocritique, ne s’ajuste pas en permanence, ne cherche pas à s’améliorer, est un corps malade, infirme. Une simple visite au cimetière nous permettrait de voir les noms de nombreuses personnes, dont certaines pensaient peut-être qu’elles étaient immortelles, immunisées et indispensables ! C’est la maladie de l'homme riche et insensé de l’Évangile qui pensait vivre éternellement (cf. Lc 12, 13-21) et de tous ceux qui se transforment en maîtres et se sentent supérieurs à tous, et non au service de tous. Elle découle souvent de la pathologie du pouvoir, du « complexe des élus », du narcissisme qui consiste à regarder passionnément sa propre image et à ne pas voir l'image de Dieu imprimée sur le visage des autres, spécialement des plus faibles et des plus nécessiteux (8). L’antidote à cette épidémie est la grâce de se sentir pécheurs et de savoir dire de tout cœur : « Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17, 10).

     2. Autre maladie : le « marthalisme » (qui vient de Marthe) ou l’activité excessive. Elle concerne ceux qui se noient dans le travail et négligent inévitablement « la meilleure part » : s’asseoir aux pieds de Jésus (cf. Lc 10, 38-42). C’est pourquoi Jésus a demandé à ses disciples de « se reposer un peu » (cf. Mc 6, 31), car négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l'agitation. Le temps du repos, pour celui qui a mené à bien sa mission, est une nécessité, un devoir, et doit être vécu sérieusement : en passant un peu de temps avec sa famille et en respectant les jours fériés comme des moments pour se ressourcer spirituellement et physiquement. Il faut retenir ce qu'enseigne Qohéleth : « Il y a un moment pour tout » (Qo 3, 1-15).

     3. Il y a aussi la maladie de la « pétrification » mentale et spirituelle. Ceux qui en sont atteints possèdent un cœur de pierre et une « nuque raide » (Ac 7, 51-60). Ce sont ceux qui, chemin faisant, perdent leur sérénité intérieure, la vivacité et l’audace, et se cachent derrière leurs dossiers, devenant les « rois du formulaire » et non « des hommes de Dieu » (cf. He, 3, 12). Il est dangereux de perdre cette sensibilité humaine qui permet de pleurer avec ceux qui pleurent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent ! C’est la maladie de ceux qui perdent « les dispositions » de Jésus (cf. Ph 2, 5-11). Car, au fil du temps, leur cœur se durcit et devient incapable d'aimer inconditionnellement le Père et le prochain (cf. Mt 22, 34-40). Être chrétien, en fait, signifie avoir « les dispositions qui sont dans le Christ Jésus » (cf. Ph 2, 5), dispositions à l'humilité et au don, au détachement et à la générosité (9).

     4. La maladie de la planification excessive et du fonctionnarisme. Quand l’apôtre planifie tout minutieusement et croit que planifier à la perfection fait réellement avancer les choses, il se transforme pratiquement en expert-comptable ou en fiscaliste. Tout bien préparer est nécessaire mais il ne faut jamais succomber à la tentation de vouloir enfermer ou piloter la liberté de l’Esprit Saint, qui demeure toujours plus grande, plus généreuse que toute planification humaine (cf. Jn 3, 8). On se laisse gagner par cette maladie parce qu’il « est toujours plus facile et plus commode de se caler dans ses propres positions statiques et inchangées. En réalité, l’Église se montre fidèle à l’Esprit Saint dans la mesure où elle n’a pas la prétention de le régler ni de le domestiquer – domestiquer l’Esprit Saint ! – Il est fraîcheur, imagination, nouveauté » (10).

     5. La maladie de la mauvaise coordination. Quand il n’existe plus de communion entre les membres et que le corps est privé de son fonctionnement harmonieux et de sa tempérance en devenant un orchestre qui produit seulement du chahut, parce que ses membres ne collaborent pas et ne vivent pas l’esprit de communion et d’équipe. Lorsque le pied dit au bras : « je n'ai pas besoin de toi » ou la main à la tête : « c'est moi qui commande », provoquant ainsi malaise et scandale.

     6. Il y a aussi la maladie d’« Alzheimer spirituelle », c’est-à-dire l’oubli de « l'histoire du salut », de l'histoire personnelle avec le Seigneur, du « premier amour » (Ap 2, 4). Il s'agit d'un déclin progressif des facultés spirituelles qui, à plus ou moins long terme, provoque de graves handicaps chez la personne, la rendant incapable d'exercer une activité autonome. Celle-ci vit dans un état de dépendance absolue vis-à-vis de ses vues souvent imaginaires. Nous détectons cette maladie chez ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur ; chez ceux qui ne perçoivent pas le sens historique de la vie ; chez ceux qui sont totalement dépendants de leur présent, de leurs passions, caprices et manies ; chez ceux qui construisent autour d'eux des murs et des habitudes et deviennent de plus en plus esclaves des idoles qu'ils ont sculptées de leurs propres mains.

     7. La maladie de la rivalité et de la vanité (11). Quand l’apparence, les couleurs des vêtements, les signes honorifiques deviennent le premier objectif de la vie, et que l’on oublie les paroles de saint Paul : « Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres » (Ph 2, 3-4). C'est la maladie qui nous pousse à être des hommes et des femmes faux et à vivre un faux « mysticisme », et un faux « quiétisme ». Paul lui-même les définit comme des « ennemis de la croix du Christ » parce qu'ils « mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre » (Ph 3, 18-19).

     8. La maladie de la schizophrénie existentielle. C’est la maladie de ceux qui ont une double vie, fruit de l’hypocrisie typique du médiocre et du vide spirituel progressif que les diplômes et les titres académiques ne peuvent combler. Une maladie qui frappe souvent ceux qui, abandonnant le service pastoral, se limitent aux tâches bureaucratiques et perdent ainsi le contact avec la réalité, avec les personnes concrètes. Ils créent ainsi un monde parallèle, à eux, où ils mettent de côté tout ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et où ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue. La conversion est assez urgente et indispensable pour lutter contre cette maladie extrêmement grave (cf. Lc 15, 11-32).

     9. La maladie de la rumeur, de la médisance, et du commérage. J’ai déjà parlé de nombreuses fois de cette maladie, mais cela ne suffit pas encore. C’est une maladie grave, qui commence simplement, peut-être seulement pour faire un brin de causette, et qui s’empare de la personne. Celle-ci se met alors à « semer de la zizanie » (comme Satan), et dans beaucoup de cas à « assassiner de sang froid » la réputation de ses propres collègues et confrères. C’est la maladie des personnes lâches qui, n'ayant pas le courage de parler directement et parlent dans le dos. Saint Paul avertit : « Faites tout sans récriminer et sans discuter ; ainsi vous serez irréprochables et purs » (Ph 2, 14-18). Frères, gardons-nous du terrorisme des bavardages !

     10. La maladie qui consiste à diviniser les chefs. C’est la maladie de ceux qui courtisent leurs supérieurs, en espérant obtenir leur bienveillance. Ils sont victimes du carriérisme et de l’opportunisme, ils honorent les personnes et non Dieu (cf. Mt 23, 8-12). Ce sont des personnes qui vivent le service en pensant uniquement à ce qu'ils doivent obtenir, et non à ce qu'ils doivent donner. Des personnes mesquines, malheureuses, et inspirées seulement par leur égoïsme fatal (cf. Ga 5, 16-25). Cette maladie pourrait frapper aussi les supérieurs quand ils courtisent certains de leurs collaborateurs pour obtenir leur soumission, leur loyauté et leur dépendance psychologique, mais il en résulte au final une véritable complicité.

     11. La maladie de l’indifférence envers les autres. Elle survient quand chacun ne pense qu’à soi et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Quand le plus expert ne met pas ses connaissances au service des collègues qui le sont moins. Quand on vient à apprendre quelque chose et qu’on le garde pour soi au lieu de le partager de manière positive avec les autres. Quand, par jalousie ou par ruse, on éprouve de la joie à voir l'autre tomber au lieu de le relever et de l'encourager.

     12. La maladie du visage lugubre. Elle est celle des personnes bourrues et revêches, qui estiment que pour être sérieux il faut porter le masque de la mélancolie, de la sévérité, et traiter les autres – surtout ceux que l’on considère comme inférieurs – avec rigidité, dureté et arrogance. En réalité, la sévérité théâtrale et le pessimisme stérile (12) sont souvent les symptômes d’un sentiment de peur et de d’insécurité. L’apôtre doit s'efforcer d'être une personne courtoise, sereine, enthousiaste et joyeuse qui transmet la joie quel que soit l’endroit où il se trouve. Un cœur empli de Dieu est un cœur heureux qui irradie et communique sa joie à tous ceux qui l'entourent : cela se voit tout de suite ! Ne perdons donc pas cet esprit joyeux, qui sait manier l'humour, et même l'autodérision, qui font de nous des personnes aimables même dans les situations difficiles (13). Comme une bonne dose d'humour sain nous fait du bien ! Réciter souvent la prière de saint Thomas More nous fera le plus grand bien : je le fais tous les jours, cela me fait du bien (14).

     13. La maladie qui consiste à accumuler. Souffre de celle-ci l’apôtre qui cherche à combler un vide existentiel dans son cœur en accumulant les biens matériels, non pas par nécessité, mais seulement pour se sentir en sécurité. En réalité, nous ne pourrons emporter avec nous rien de matériel parce que « le linceul n’a pas de poches » et tous nos trésors terrestres – même si ce sont des cadeaux – ne pourront jamais combler ce vide. Au contraire, ils le rendront encore plus exigeant, et plus profond. À ces personnes, le Seigneur rappelle : « Tu dis : ‘Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien’, et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! […]. Eh bien, sois fervent et convertis-toi » (Ap 3, 17-19). L'accumulation ne fait que nous alourdir et ralentir inexorablement notre chemin ! Je pense à une anecdote. Autrefois, les jésuites espagnols décrivaient la Compagnie de Jésus comme la « cavalerie légère de l'Église ». Je me souviens du déménagement d'un jeune jésuite : il était en train de charger dans un camion tout ce qu'il avait – bagages, livres, objets, cadeaux –, quand un vieux jésuite qui l'observait lui dit : « Ce serait cela la ‘cavalerie légère de l'Église’ ? » Nos déménagements sont un signe de cette maladie.

     14. La maladie des cercles fermés, quand l’appartenance à un petit groupe devient plus forte que celle au Corps et, dans certaines situations, au Christ lui-même. Cette maladie elle aussi commence toujours par de bonnes intentions, mais au fil du temps, elle asservit ses membres, devient un cancer qui menace l’harmonie du Corps et cause tellement de mal – des scandales –, spécialement aux plus petits de nos frères. L'autodestruction ou le « tir ami » des frères d’armes est le danger le plus sournois (15). C'est le mal qui frappe de l'intérieur (16) et, comme le dit le Christ, « tout royaume divisé contre lui-même devient désert » (Lc 11, 17).

     15. Et la dernière, la maladie du profit mondain, des exhibitionnismes (17). Elle est celle de l’apôtre qui transforme son service en pouvoir, et son pouvoir en marchandise pour obtenir des profits mondains, ou davantage de pouvoir. C’est la maladie des personnes qui cherchent insatiablement à multiplier les pouvoirs et dans ce but, ils sont capables de calomnier, de diffamer, de discréditer les autres, jusque dans les journaux et les magazines. Naturellement, dans le but de s'afficher et de montrer qu'ils sont davantage capables que les autres. Cette maladie fait elle aussi beaucoup de mal au Corps parce qu'elle conduit les personnes à justifier l’usage de n’importe quel moyen pour atteindre ce but, souvent au nom de la justice et de la transparence ! Il me vient à l'esprit le souvenir d'un prêtre qui appelait les journalistes pour leur raconter – et inventer – des choses privées et personnelles sur ses confrères et ses paroissiens. Pour lui, seul comptait le fait de se voir à la une des journaux, parce qu'ainsi il se sentait « puissant et irrésistible ». Il faisait tellement de mal aux autres et à l'Église. Le pauvre !

    Frères, de telles maladies et de telles tentations sont naturellement un danger pour tout chrétien et pour toute curie, communauté, congrégation, paroisse, mouvement ecclésial. Et elles peuvent frapper au niveau individuel ou communautaire.

    Seul l’Esprit Saint guérit toute maladie

    Soyons clairs : seul l’Esprit Saint – l’âme du Corps mystique du Christ, comme l'affirme le Credo de Nicée-Constantinople (« Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ») – guérit toute maladie. C'est l’Esprit Saint qui soutient tout effort sincère de purification et toute bonne volonté de se convertir. C'est lui qui nous fait comprendre que tout membre participe à la sanctification du Corps et à son affaiblissement. C'est lui le promoteur de l'harmonie (18) : « Ipse harmonia est », dit saint Basile. Saint Augustin nous dit : « Tant qu’une partie adhère au Corps, sa guérison n'est pas désespérée ; ce qui a été sectionné ne peut être ni soigné ni guéri » (19).
    La guérison est aussi le fruit de la conscience de la maladie et de la décision personnelle et communautaire de se soigner en supportant le traitement avec patience et persévérance (20). Nous sommes donc appelés – en ce temps de Noël et pour toute la durée de notre service et de notre existence – à vivre « dans la vérité de l’amour ». « Nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ. Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l’amour » (Ep 4, 15-16).

    Chers frères!
    J’ai lu un jour que les prêtres sont comme les avions : ils ne font la une des journaux que lorsqu’ils tombent, mais il y en a beaucoup qui volent. Beaucoup critiquent et peu prient pour eux. C’est une phrase très sympathique mais aussi très vraie, parce qu'elle souligne l'importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et tout le mal que peut causer à tout le corps de l'Église un seul prêtre qui « tombe ».
    Donc, pour ne pas tomber en ces jours où nous nous préparons à la confession, demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église, de guérir les blessures du péché que chacun de nous porte dans son cœur, et de soutenir l’Église et la Curie pour qu'elles soient guéries et qu’elles guérissent elles-mêmes ; pour qu’elles soient saintes et sanctificatrices ; à la gloire de son Fils et pour notre salut et celui du monde entier. Demandons-lui de nous faire aimer l'Église comme le Christ, son Fils et notre Seigneur, l'a aimée, et d'avoir le courage de nous reconnaître pécheurs et d’exprimer le besoin de sa miséricorde et de ne pas avoir peur d'abandonner notre main entre ses mains maternelles.
    Tous mes vœux à l’occasion de cette sainte fête de Noël à vous tous, à vos familles, et à vos collaborateurs. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi ! Merci de tout cœur !




    (*) Texte original italien dans l’Osservatore Romano des 22-23 décembre 2014. Traduction de Sophie Gallé pour Urbi & Orbi-La Documentation catholique. © Copyright - Libreria Editrice Vaticana
    (1) « Or, pour définir, pour décrire cette véritable Église de Jésus-Christ - celle qui est sainte, catholique, apostolique, romaine -, on ne peut trouver rien de plus beau, rien de plus excellent, rien enfin de plus divin que cette expression qui la désigne comme « le Corps mystique de Jésus-Christ » ; c’est celle du reste qui découle, qui fleurit pour ainsi dire, de ce que nous exposent fréquemment les Saintes Ecritures et les écrits des saints Pères ». (Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, Première partie : AAS 35 [1943], 200).
    (2) Cf. Rm 12, 5 : « De même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part. »
    (3) Constitution dogmatique Lumen gentium, 7.
    (4) Il est utile de se rappeler que : « La comparaison de l’Église avec le corps jette une lumière sur le lien intime entre l’Église et le Christ. Elle n’est pas seulement rassemblée autour de lui ; elle est unifiée en lui, dans son Corps. Trois aspects de l’Église – Corps du Christ – sont plus spécifiquement à relever : l’unité de tous les membres entre eux par leur union au Christ ; le Christ Tête du Corps ; l’Église, Épouse du Christ. » Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 789 et 795.
    (5) Cf. Evangelii gaudium, 130-131 (DC 2014, n. 2513, p. 41-42).
    (6) En diverses occasions, Jésus a indiqué le lien que les fidèles devaient avoir avec lui : « De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments » (Jn 15, 4-5).
    (7) Cf. Pastor bonus, art. 1, et CIC can. 360 (DC 1988, n. 1969, p. 898).
    (8) Cf. Evangelii gaudium, 197-201 (DC 2014, n. 2513, p. 59-60).
    (9) Benoît XVI, Audience générale du 1er juin 2005 (DC 2005, n. 2339, p. 648-649).
    (10) François, Homélie à la cathédrale du Saint-Esprit, à Istanbul (Turquie), 29 novembre 2014.
    (11) Evangelii gaudium, 95-96 (DC 2014, n. 2513, p. 32).
    (12) Ibid, 84-86 (DC 2014, n. 2513, p. 29-30).
    (13) Ibid, 2 (DC 2014, n. 2513, p. 7).
    (14) « Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux, Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. » (Source : site de l’Église catholique en France)
    (15) Evangelii gaudium, 88 (DC 2014, n. 2513, p. 30).
    (16) Le bienheureux Paul VI affirmait, à propos de la situation de l’Église, qu’il avait la sensation que, « par quelques fissures, la fumée du diable est entrée dans le temple de Dieu », Homélie, solennité des apôtres Pierre et Paul, jeudi 29 juin 1972 ; Cf. Evangelii gaudium, 98-101 (DC 2014, n. 2513, p. 33).
    (17) Cf. Evangelii gaudium : « Non à la mondanité spirituelle », 93-97 (DC 2014, n. 2513, p. 31-33)
    (18) « L’Esprit Saint est l’âme de l’Église. Il donne la vie, il suscite les différents charismes qui enrichissent le peuple de Dieu et surtout, il crée l’unité entre les croyants : de beaucoup il fait un seul corps, le Corps du Christ. […]L’Esprit Saint fait l’unité de l’Église : unité dans la foi, unité dans la charité, unité dans la cohésion intérieure. » François, homélie à la cathédrale du Saint-Esprit, à Istanbul (Turquie), 29 novembre 2014.
    (19) August. Serm., CXXXVII, 1 ; Migne, P. L., XXXVIII, 754.
    (20) Cf. Evangelii gaudium, « Pastorale en conversion », 25-33 (DC 2014, n. 2513, p. 13-16).

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  • Encore une bonne raison de boycotter ‪#‎CocaCola‬
    Découvrez comment Coca-Cola pille l'eau, assèche les nappes phréatiques et contamine l'environnement au détriment des populations.
    Un petit rappel de ce que fait Coca-Cola dans le monde, et dans la plus pure impunité. Que se soit en Inde, au Mexique, en Indonésie, en Malaisie, ou en Afrique, Coca-Cola pille l'eau, assèche les nappes phréatiques et contamine l'environnement au détriment des populations pauvres locales. C'est ce pillage systématique de l'eau qui permet à Coca-Cola de vendre ses bouteilles de 2L moins cher qu'un litre d'eau minérale et donc de rendre les populations dépendantes de ce poison...et Coca est souvent la seule alternative de liquide potable à un prix abordable pour bon nombre de populations sur la planète. Et comme Coca n'autorise tout ses revendeurs, à qui ils fournissent aussi les frigos, à ne vendre que les produits Coca dans leurs frigos, vous avez en place un des plus beau système d'asservissement des populations et de destruction de l'environnement légal au monde...
    Consommer c'est être complice !

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    29 Oct 2014
    By 2017, 80% of the CIO’s time will be focused on analytics, cybersecurity and creating new revenue streams through digital services
    The predictions from the IDC FutureScape for CIO Agenda are:
    1.  By 2017, 80% of the CIO’s time will be focused on analytics, cybersecurity and creating new revenue streams through digital services.
    2.  By 2016, 65% of global competitive strategies will require real-time 3rdPlatform IT-as-a–Service (ITaaS).
    3.  By 2016, security will be a top 3 business priority for 70% of CEOs of global enterprises.
    4.  By 2015, 60% of CIOs will use DevOps as their primary tool to address the speed and sprawl of mobile, cloud, and open source applications.
    5.  By 2016, 80% of CIOs will deliver a new architectural framework that enables innovation and improved business decision-making.
    6.  By 2020, 60% of CIOs in global organizations will be supplanted by the Chief Digital Officer (CDO) for the delivery of IT-enabled products and digital services.
    7.  By 2016, 80% of CIOs will accelerate 3rd Platform migration to counter premature obsolescence of current IT assets.
    8.  By 2018, 30% of CIOs of global organizations will have rolled out a pan-enterprise data and analytics strategy.
    9.  By 2017, 35% of vendor sourcing relationships around 3rd Platform technologies will fail, causing CIOs to roll out new sourcing processes.
    10.        By 2018, 50% of CIOs will relinquish IT's traditional mode of technology control in favor of an open standards-based framework.
    “The transformations brought about by the 3rd platform are having significant effects on how the business uses IT, how IT is delivered, and how the IT organization is structured. Insightful CIOs will seize the opportunity to be key players in this transformation and elevate their role in the enterprise” said Michael Rosen, Adjunct Research Advisor with IDC's Research Network.

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    Code d éthique 2

    Code d éthique des américains natifs : 
    Levez-vous avec le soleil pour prier. Priez seul. Priez souvent.
    Le Grand Esprit écoutera, si vous vous contentez de parler.
    ~
    Soyez tolérant avec ceux qui sont perdus sur leur chemin.
    L’ignorance, la vanité, la colère, la jalousie et la cupidité d’une âme perdue. Priez pour qu’ils trouvent des conseils.
    ~
    Cherchez pour vous, par vous-même. Ne laissez pas les autres faire votre chemin pour vous. C’est votre route, à vous seul. D’autres peuvent marcher avec vous, mais personne ne peut marcher pour vous.
    ~
    Traitez les invités dans votre maison avec beaucoup de considération.
    Servez-leur la meilleure nourriture, donnez-leur le meilleur lit et traitez-les avec respect et honneur.
    ~
    Ne prenez pas ce qui n’est pas à vous qu’il s’agisse d’une personne, d’une communauté ou d’une culture. Vous ne l’avez pas gagné et on ne vous l’a pas donné. Ce n’est pas à vous.
    ~
    Respectez toutes les choses qui sont placées sur cette terre, qu’il s’agisse d’une personne ou d’une plante.
    ~
    Honorez les pensées, les désirs et les mots des autres personnes.
    N’interrompez jamais quelqu’un et n’imitez jamais quelqu’un d’autre.
    Accordez le droit à l’expression personnelle à chaque personne.
    ~
    Ne parlez jamais mal des autres. L’énergie négative que vous mettez dans l’univers se décuplera quand elle se retournera contre vous.
    ~
    Tout le monde fait des erreurs.
    Et toutes les erreurs peuvent être pardonnées.
    ~
    Les mauvaises pensées peuvent causer la maladie de l’âme, du corps, et de l’esprit. Pratiquez l’optimisme.
    ~
    La nature n’est pas POUR nous, elle fait PARTIE de nous.
    Elle fait partie de votre famille.
    ~
    Les enfants sont les graines de notre avenir. Plantez de l’amour dans leur cœur et arrosez-les de sagesse et de leçons de vie. Lorsqu’ils auront grandi, donnez-leur de l’espace pour grandir.
    ~
    Évitez de blesser le cœur des autres.
    Le poison de votre douleur se retournera contre vous.
    ~
    Soyez honnête en permanence. L’honnêteté est le test de la volonté de quelqu’un à l’intérieur de cet univers.
    ~
    Restez équilibré. Votre Soi mental, votre Soi spirituel, votre Soi émotionnel, et votre Soi physique, ont tous besoin d’être forts, purs et sains.
    ~
    Entraînez votre corps pour renforcer l’esprit. Enrichissez votre esprit afin de guérir les maux émotionnels.
    ~
    Prenez des décisions réfléchies pour savoir qui vous serez et comment vous réagirez. Soyez responsables de vos propres actions.
    ~
    Respectez la vie privée et l’espace personnel des autres. Ne touchez pas aux biens personnels des autres, surtout les objets sacrés et religieux. C’est interdit.
    ~
    Soyez d’abord fidèle à vous-même. Vous ne pouvez pas encourager et aider les autres si vous ne pouvez pas vous encourager et vous aider en premier.
    ~
    Respectez les autres croyances religieuses.
    Ne forcez pas les autres à suivre vos croyances.
    ~
    Partagez votre bonne fortune avec les autres.
    Participez à la charité.
    code d éthique
    Sources:
    Waking Times
    Image Credit

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  • 01/06/15--01:18: Pole Dance
  • 0 0
  • 01/07/15--08:28: Roi Lion : Hakuna Matata


  • Hakuna Matata,
    Mais quelle phrase magnifique

    Hakuna Matata,
    Quel chant fantastique!

    Ces mots signifient
    Que tu vivras ta vie,
    Sans aucun souci,
    Philosophie
    Ce très jeune phacochère
    J'étais jeune et phacochère
    Bel organe
    Merci!
    Un jour, quelle horreur
    Il comprit que son odeur
    Au lieu de sentir la fleur
    Soulevait les coeurs.

    Mais y'a dans tout cochon
    Un poète qui sommeille.
    Quel martyr
    Quand personne
    Peut plus vous sentir!
    Disgrâce infâme (Parfum d'infâme)
    Inonde mon âme (Oh! Ça pue le drame)
    Je déclenche une tempête (Pitié, arrête!)
    A chaque fois que je ...
    Non Pumbaa, pas devant les enfants!
    Oh! Pardon!

    Hakuna Matata,
    Mais quelle phrase magnifique!
    Hakuna Matata,
    Quel chant fantastique!
    Ces mots signifient
    Que tu vivras ta vie,
    Ouais, chante petit!

    Sans aucun souci
    Philosophie
    Hakuna Matata!
    Hakuna Matata,
    Hakuna Matata,
    Hakuna Matata,
    Hakuna
    Ces mots signifient
    Que tu vivras ta vie,
    Sans aucun souci,
    Philosophie
    Hakuna Matata!
    Hakuna Matata,
    Hakuna Matata,

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  • 01/07/15--13:46: Je suis Charlie


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     Dernier dessin de Charb paru dans Charlie Hebdo.






























    Les dessinateurs (de gauche à droite) Cabu, Charb, Tignous et Wolinski, tous décédés dans la fusillade de "Charlie Hebdo".



    Les 4 dessinateurs de "Charlie Hebdo" tués ©  Idé





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    wwwcharlie

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  • 01/08/15--04:23: Kebbab dans le baba

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